
On me demande souvent comment j’arrive à écrire autant en si peu de temps. En deux ans, j’ai donné vie à une multitude de livres. Pourtant, il n’y a rien de magique derrière cette rapidité : c’est une combinaison entre ma façon de penser, mon hypersensibilité, mon organisation et les outils que j’utilise. Dans cet article, je partage avec vous les clés de mon rythme d’écriture soutenu.
Mon cerveau va vite… et mes histoires aussi
Depuis toujours, mon esprit fonctionne à grande vitesse. Les idées se bousculent, les émotions affluent, les personnages apparaissent presque d’eux-mêmes. En tant qu’hypersensible et neuroatypique, j’observe intensément, je ressens profondément et j’imagine sans arrêt.
Avant même d’écrire, mes personnages existent déjà dans ma tête. Je connais leurs visages, leurs voix, leurs histoires. Je vois les scènes comme un film intérieur. Alors, quand je m’installe devant mon clavier, il ne me reste plus qu’à les transcrire.
Des outils qui accélèrent mon écriture
L’un des secrets de ma rapidité tient aussi aux outils que j’utilise. Parmi eux, la dictée vocale occupe une place centrale. Elle me permet de transformer mes pensées en mots presque instantanément, sans perdre de temps à taper.
Je raconte mes scènes à voix haute comme si je les confiais à un ami, et le texte s’écrit sous mes yeux. Cela rend la phase de premier jet fluide, spontanée et beaucoup plus rapide. Je gagne ainsi du temps pour la partie la plus exigeante : la réécriture.
Vivre avec mes personnages pour mieux écrire
Quand j’écris, je ne raconte pas leurs histoires, je les vis avec eux. Je ressens leurs joies, leurs doutes, leurs colères. Je marche à leurs côtés dans leurs univers. Cette immersion totale change tout : je ne cherche pas mes mots, ils viennent naturellement, portés par l’émotion du moment.
C’est aussi pour cela que mes textes avancent vite : je ne suis pas spectatrice, je suis dans l’histoire.
Rapidité du premier jet ≠ travail bâclé
Écrire vite ne veut pas dire écrire à la va-vite. La rapidité concerne uniquement le premier jet. Une fois ce brouillon posé, commence le vrai travail : relire, structurer, peaufiner les dialogues, approfondir les personnages, enrichir les descriptions.
Cette phase demande du temps, de la rigueur et de la patience. Mais elle est plus efficace parce que la matière brute est déjà là, complète et fidèle à l’histoire.
Mon rythme n’est pas une course, c’est ma nature
Je n’écris pas vite pour me prouver quelque chose ou battre des records. C’est tout simplement ma façon naturelle de créer. Mon esprit bouillonne, mon imaginaire déborde, mes histoires s’imposent. Je ne lutte pas contre ce flux : je l’accueille et je le transforme en mots.
Et c’est peut-être là le vrai secret : trouver son propre rythme, qu’il soit rapide ou lent, et le respecter.
Écrire vite n’est ni un don ni une méthode miracle. C’est le fruit d’un fonctionnement cérébral intense, d’une immersion totale dans mes histoires et de quelques outils bien choisis. Mon écriture avance à ce rythme parce qu’elle est alignée avec ce que je suis. Et si mes mots coulent si facilement, c’est parce que je les vis avant de les écrire.
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