Les 5 choses que l’écriture m’a apprises sur moi-même

Cécile Debray – Cinq leçons de vie offertes par l’écriture

Ma vulnérabilité est une force

Mettre des mots sur mes émotions, sur mes doutes, sur mes blessures m’a appris que la fragilité n’est pas une faiblesse. Elle est une porte d’entrée vers l’authenticité.
Plus j’accepte de montrer mes zones d’ombre, plus mes textes résonnent profondément chez celles et ceux qui les lisent. L’écriture m’a appris à ne plus avoir peur de ma sensibilité : elle est ce qui donne de la chair à mes personnages et de la vérité à mes récits.


Je suis plus courageuse que je ne le pensais

Écrire, c’est oser. C’est affronter le regard des autres, leurs jugements, mais aussi ses propres peurs : peur de l’échec, de ne pas être à la hauteur, d’être incomprise. Chaque projet terminé est une petite victoire contre ces doutes intérieurs.
L’écriture m’a appris que je suis capable d’aller jusqu’au bout de mes rêves, même quand le chemin est long, même quand les obstacles se dressent.


J’ai besoin de lenteur pour aller loin

Dans un monde qui valorise la rapidité, l’écriture m’a rappelé l’importance du temps long. Les histoires ont besoin de mûrir, les personnages d’évoluer, les phrases d’être réécrites.
Elle m’a appris la patience, la persévérance et la valeur des petits pas. Et surtout, elle m’a montré que la lenteur n’est pas de l’inaction : c’est ce qui permet à une œuvre de prendre toute sa profondeur.


Je suis plus complexe que je ne l’imaginais

À travers mes personnages, j’ai exploré des émotions, des pensées, des parts de moi que j’ignorais. L’écriture agit comme un miroir : elle révèle nos contradictions, nos désirs cachés, nos colères étouffées.
Elle m’a appris à m’accueillir dans ma complexité, à comprendre que je pouvais être à la fois forte et fragile, rêveuse et déterminée, rationnelle et instinctive.


J’ai trouvé ma place

L’écriture m’a permis de comprendre que ma voix avait de la valeur. Que mes histoires pouvaient toucher, faire réfléchir, consoler, inspirer. Elle m’a offert un espace d’expression où je peux être pleinement moi-même, sans filtre.
Aujourd’hui, elle n’est plus seulement un moyen de raconter : elle est ma façon d’exister, de contribuer, de laisser une trace.


Chaque mot que j’écris me rapproche un peu plus de celle que je suis. Et peut-être est-ce là, finalement, la plus belle fonction de l’écriture : nous ramener à nous-mêmes, page après page.

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