Plonger dans mes histoires avec tous mes sens : ma méthode d’écriture immersive

Cécile Debray travaille sur la structure de son roman, en planifiant les chapitres et en développant ses personnages dans un carnet de notes.

Écrire, c’est vivre plusieurs vies à la fois

Avant même de commencer un nouveau projet, j’ai déjà des histoires plein la tête. Les personnages murmurent, les scènes s’installent, les dialogues se dessinent. Ma sensibilité me permet de ressentir les émotions avec intensité, de percevoir les nuances, les non-dits, et d’incarner chaque point de vue avec sincérité.

Quand j’écris, je vis littéralement avec mes personnages. Je parle avec eux, je pleure avec eux, je tombe amoureuse avec eux. Leur histoire devient la mienne. C’est cette immersion totale qui, je crois, donne à mes romans cette authenticité que les lecteurs ressentent.


L’IA comme alliée créative : voir pour mieux écrire

L’un des outils que j’utilise aujourd’hui pour enrichir ce processus créatif est l’intelligence artificielle. Elle ne remplace pas mon imagination, mais elle l’accompagne.
Je m’en sers pour visualiser mes personnages ou construire les lieux qui vont accueillir mon intrigue. Car pour moi, les décors sont bien plus qu’un fond : les lieux sont des personnages à part entière. Ils ont une âme, une atmosphère, une présence qui influence l’histoire.

Créer ces images me permet d’ancrer mes récits dans une réalité tangible. Je peux ainsi plonger encore plus profondément dans mon univers, et cette clarté visuelle se reflète naturellement dans mon écriture.


Les cinq sens au cœur de mon style

Ma singularité d’autrice se trouve là : dans la façon dont mes cinq sens s’invitent dans chaque page.
Je prête attention à la texture d’un tissu, à l’odeur d’une pièce, à la lumière d’un matin d’hiver ou au goût d’un café partagé. Ces détails sensoriels construisent une expérience immersive pour le lecteur et rendent mes histoires vivantes.

Cette écriture multisensorielle est une forme de langage intime. Elle ne décrit pas seulement : elle fait ressentir. Et c’est cette émotion qui, je l’espère, accompagne le lecteur bien au-delà de la dernière page.


Ma différence, ma force

Longtemps, j’ai cru que cette hyperperception était un handicap. Aujourd’hui, je sais qu’elle est ma plus grande force. Elle me permet de tisser des histoires profondes, de donner chair à mes personnages et de créer des mondes qui respirent la vie.

Écrire avec mes sens, c’est inviter les lecteurs à entrer pleinement dans mes univers. À sentir, goûter, entendre et aimer mes histoires comme s’ils y étaient.

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